• Avis sur :  Un Chasseur de Lions de Olivier Rolin Après lecture de ce livre faites par ma classe de 2nd, je n'avais plus le choix du livre les autres étant pris, j'avais du prendre celui-ci. J'ai très vite changer d'avis sur ce livre, une fois les 30 premières pages entamé. Le livre est magnifiquement bien tourné pour quelqu'un comme moi qui aime beaucoup l'art.

    J'ai tout simplement adoré le style d'écriture utiliser par Rolin. On se laisse embarqué dans une parque pour s'échouer sur une ile d'artiste comme Zola et j'en passe...

    Chapeau !


    votre commentaire
  •  

    Chronikque de : Stardust, le mystère de l’étoile de Neil GaimanAvant de décortiquer les fantasmes de l’Amérique (’American Gods’) et d’écrire la filiation des dieux (’Anansi Boys’), Neil Gaiman s’est essayé à l’heroic-fantasy avec ‘Stardust’. L’auteur rend hommage à la tradition orale du conte et construit son roman en connivence avec le lecteur. Gaiman s’assure que celui-ci en sache toujours davantage que ses héros pour y développer une forme d’humour enfantin qui ne cache pas des propos adultes et parfois cruels. Avec cette histoire de quête amoureuse, c’est un récit initiatique que s’est amusé à écrire Gaiman, dans la lignée du classique ‘Seigneur des anneaux’.

    Il manque néanmoins à ‘Stardust’ une cosmogonie réellement attrayante et quelques créatures féeriques dignes d’intérêt : Gaiman semble plus à l’aise avec les dieux qu’avec les étoiles...

     

    Stardust, le mystère de l’étoile de Neil Gaiman, Editeur : J’ai Lu, 2007

     

     

     


    votre commentaire
  • avis sur : MISS MARPLE volume 1, d' Agatha Christie   Dans l'oeuvre abondante d' Agatha Christie, on trouve deux héros récurrents : Miss Marple et Hercule Poirot. Mais autant le détective belge est bavard, extraverti et parfois ridicule, autant la vieille demoiselle habitant la petite cité de Ste Marie Mead est discrète, ce qui ne l'empêche aucunement d'être efficace. Créée en 1930 par la reine du roman policier britannique, MISS MARPLE a vécu le temps de douze romans et d'un recueil de nouvelles, enquêtant patiemment pour, à tous les coups, confondre le meurtrier d'une énigme au parfum de thé à la bergamotte.

     

     Les interprètes au grand écran de cette dame d'apparence effacée n'ont guère été crédibles : Margareth Rutherford et ses allures de brigadier de la garde tout comme Angela Lansbury, trop "hollywoodienne", ne purent vraiment entrer dans la peau du personnage. Seule, une comédienne, Joan Hickson,  fut vraiment l'incarnation de MISS MARPLE pour une série télévisée britannique.

     

     Mais le mieux n'est -il pas de la retrouver sous sa forme première, c'est à dire comme héroïne de papier dans le tome 1 de ses investigation, parmi lesquelles 'l 'affaire Protheroe", " Miss Marple Au club du Mardi" (ensemble de nouvelles) et "un cadavre dans la bibliothèque". Et n'oubliez pas, pour mieux rentrer dans l'ambiance de lire en dégustant quelques muffins et un doigt de brandy !

     

    MISS MARPLE volume 1 d' Agatha Christie  Le Masque 998 pages  19,90 €


    votre commentaire
  •  La BD du jour : LE COMPLEXE DU CHIMPANZE Les Fils d' Arès tome 2 Voici le deuxième volet du remarquable tryptique LE COMPLEXE DU CHIMPANZE intitulé Les Fils d' Arès.

     

      Initialement partis pour la Lune, Hélène et les membres de son équipage ont du changer de cap et, après cryogènisation, vont partir pour Mars.

      Alors que sa fille Sofia, restée sur Terre, ne comprend pas le comportement de sa mère et fait  une fugue, Hélène et les spationautes vont faire une rencontre étonnante sur la planète rouge en la personne du pionnier de l'espace, supposé mort au siècle précédent Youri Gagarine !!!

     

      Comme dans l'épisode précédent, le scénario de Marazano amène le lecteur dans un univers à la fois fantastique et passionné. Le découpage cinématographique de l'intrigue est admirablement illustré par les planches de Ponzio, quasi photographiques. On se prend à songer à ce qu'un Stanley Kubrik aurait pu tirer de cette série dont on attend l'épilogue avec impatience. Une grande aventure de la bande dessinée d'aujourd'hui.

     

    LE COMPLEXE DU CHIMPANZE Les Fils d' Arès Tome 2 scénario de Marazano dessins de Ponzio Editions Dargaud  56 pages  13 €


    votre commentaire
  • Fin de chronique du livre : L'immortel in l'Aleph de Jorge Luis BorgesOn comprend mal, a priori, en quoi l'immortalité est un cauchemar alors qu'elle préserve de ce que les hommes redoutent le plus, la mort. Marcus Flaminius Rufus s'aperçoit d'abord que ceux qu'il prenait pour des Troglodytes sont les immortels, que le pauvre hère aphasique qui le suit partout comme un chien n'est personne d'autre qu'Homère !
    Sur les flancs de la montagne faisant face à la Cité qu'ils ont abandonnée vivent ces êtres hagards, « nus », à « la barbe négligée » et à « la peau grise ». Sur la poitrine de l'un d'eux, un oiseau a fait son nid. Il apprend également qu'ils ont mis soixante ans à secourir l'un des leurs tombé dans un puits. A quoi bon, en effet, faire aujourd'hui ce que l'on peut faire le lendemain, le mois prochain, l'année prochaine, le siècle prochain ?
    L'immortalité est une malédiction parce que n'agissons que parce que nous sommes, à cause de la mort, dans une situation d'urgence. L'immortalité annule l'action.

    L'immortalité ôte tout intérêt à la vie alors que la mort la rend précieuse, lui donne toute sa valeur parce que chacun de nos gestes, chacune de nos paroles peuvent être les derniers. Telle est la terrible leçon qu'apprend Marcus Flaminius Rufus...

    Cette idée est au cœur d'autres textes consacré à ce sujet, d'abord des écris religieux comme la voix du salut de saint Alphonse de LIGUORI mais aussi un roman : Tous les hommes sont mortels de Simone de Beauvoir. Fosca, l'immortel, raconte qu'il a accompli les exploits les plus fous afin de séduire une femme qui connaissait son secret. Mais elle s'est toujours refusée à lui parce qu'il ne pouvait rien lui offrir : le courage, la générosité, le don de soi n'ont de sens que de la part d'un mortel, ils ne signifient rien de la part d'un immortel.

    Dans la Mort, Jankélévitch résume bien ce problème : « Pour l’être immortel, condamné par son invulnérable cotte de mailles d’immortalité à vivre indéfiniment, le danger n’a pas de sens, ni le courage, ni l’aventure ; peut-être les anges auraient-ils bien envie de mourir pour pouvoir, comme tout le monde, courir des aventures : ils meurent, hélas !, de ne pouvoir mourir. »

    Alors, pour cesser de mourir de ne pas pouvoir mourir, Marcus Flaminius Rufus reprend la route car s'il y a un fleuve dont les eaux rendent immortel, il doit y en avoir un autre dont les eaux rendent de nouveau mortel.

    L'immortel in l'Aleph de Jorge Luis Borges, Gallimard

     


    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique