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    "L'homme qui arrêta d'écrire" de Nabe, finLes premières pages du livre, j'avais du mal.  J'avoue.  Il fallait que je sorte de ce rejet que j'avais de lui, de ce guignol qui se proclamait de l'anti-édition, ce que je trouvais à la base complètement ridicule.

     

     

    J'ai fini par les manger, toutes ces pages.  Goulument, avidement, sans jamais m'en lasser.  C'était sans compter les quelques fous-rires qui m'ont secoués, et le ton bon enfant, mais à l'écriture acérée, qui ont parcouru ce livre.

     

     

    Nabe avance tel son héros écrivain, qui décide d'arrêter d'écrire du jour au lendemain.  Depuis ce jour là, il s'enfonce dans la vie parisienne, accompagné par un jeune blogueur qui lui montre toutes les facettes de cet univers de paillettes et de rêves.

     

    Il ne les rate pas, le Nabe.  Les personnalités qu'il croise au cours de son périple sont quelques peu malmenées, mais il le fait avec un ton si amusant, que c'est à mourir de rire; de même, il épingle les endroits cultes tels que le Baron, décrit les choses avec mordant, ironie, et avec bon coeur aussi.  Si, si.  Ce n'est jamais méchant. 

     

    Une vision du monde parisien d'aujourd'hui, décalée peut-être, mais qui au moins a le mérite de parler sans faux-semblants, et qui vous jette en plein visage la vérité crue, même si au moment même on en rigole, alors qu'au fond, ce qu'il dit là, est la triste, si triste vérité.

     

     

    A lire bien entendu, cela va de soi.

     


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    Une irrésistible envie d'aimer de Mel CabotUne irrésistible envie d’aimer est le second volet de la trilogie d’Heather Wells. Heather, c’est une ancienne pop star qui a connu son heure de gloire à 15 ans et a tout perdu d’un coup : son copain, sa mère, son argent. La voilà donc contrainte de travailler en tant qu’assistante du responsable d’une résidence à l’université de New York pour gagner sa vie et pouvoir reprendre ses études.

     

     

     

    Etant parfois difficile concernant les lectures jeunesse et YA, ainsi que chick lit, il y a pourtant une auteure qui rentre dans ces catégories et qui me plait à chaque fois : Meg Cabot.

     

    Ses romans sont toujours des moments détente parfaits, que je lis avec plaisir, qui me font rire, avec des personnages très attachants parce qu’ils ont leurs qualités mais aussi leurs défauts. Des personnages normaux, à qui il arrive des choses incroyables.

     

     

    Heather est très drôle, et j’apprécie le fait que ce soit une héroïne pas tout à fait comme les autres. Elle manque de confiance en elle (elle écrit des chansons le soir dans sa chambre mais refuse de remonter sur une scène) mais ne se laisse pas démonter et fait preuve d’un certain courage quand il s’agit de ses étudiants. Les scènes avec Jordan, son ex, m’ont beaucoup fait rire et Cooper apporte la petite touche masculine en bonus qui fait toujours plaisir (il y a une scène où il est en costume avec un nœud papillon, je ne vous dis que ça !)

     

    Bref, ce roman était un excellent Meg Cabot, parfait pour réchauffer mes soirées d’hiver, une lecture doudou à siroter avec une tasse de tisane ou un chocolat sous les couvertures. 

     

     


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     Nos faces cachées d'Amy HarmonCe livre était sans doute celui que je voulais le plus lire de ma wish-list. Alors forcément une fois acheté il était difficile de résister... 
    Ce roman est une pépite, un coup de poing qu'on demande à reprendre. C'est sans doute la meilleure leçon de vie que j'ai pu recevoir de la part d'un bouquin.

    J'ai apprécié le fait de suivre nos 3 personnages principaux pendant quelques années. On voyait leur évolution et ça m'a beaucoup plu. 

    Autre point, personnel: les attentats du 11 Septembre. Je n'avais jamais lu de livre où l'on était "en direct" de cet événement tragique.

    Ambrose m'a directement séduite pour son côté énigmatique et secret. C'est souvent ce qui me plait pas mal chez les personnages masculins. 

    Je me suis beaucoup reconnu dans le personnage de Fern. La fille qui aime les bouquins, qui en écrit, qui s'entiche d'un garçon qu'elle n'aura jamais ...(Bref, arrêtons de parler de ma vie ^^). Et Bailey m'a beaucoup fait rire et ému. Il a ce côté guerrier en lui, un héros du quotidien comme dit la quatrième de couverture et c'est totalement ça. C'est celui qui profite le plus de la vie.

    Pour ce qui est des comparaisons par rapport à Nos étoiles contraires, je dois avouer qu'il y a des similitudes mais la leçon de vie donné ici est bien différente et plus diversifiée. 


    Je l'ai terminé depuis mardi soir (de la semaine dernière) et je n'ai pas réussi à lire autre chose depuis. Je n'ai qu'une envie c'est de le recommencer et je pense que c'est ce que je vais faire. Tout me manque déjà dans ce livre. 

    La dernière fois que j'ai ressenti cela c'était avec La face cachée de Margo qui est un énorme coup de coeur également.

     

     

     


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    avis sur le livre : Juliet, naked, de Nick HornbyJ’ai plongé avec délice dans cet univers qui sentait bon le rock’n’roll dans des bistrots et boites un peu cradingues, les road movies et l’air iodé de la station balnéaire de Gooleness, où vivent Annie et Duncan. Bien que Tucker Crowe soit un personnage fictif, les clins d’œil que fait Hornby aux musiciens réels sont délicieux : il est comparé à Springsteen, et Jeff Buckley, avant de mourir s’était réclamé de l’héritage du vieux rocker. Le roman évoque aussi le processus de création, et l’inspiration. Comment faire, quand elle ne nous est pas venue depuis vingt ans ? Et comme d’habitude, Hornby n’oublie pas en plus de nous faire rire…

    Décrire la musique avec des mots n’est pas aisé : je ne sais pas exactement à quoi ressemblerait la musique de Tucker Crowe, mais à cause de ses références au blues, au folk, au rock, aux concerts de violon acoustique … j’ai pensé à Jeff Buckley pendant ma lecture.

     

     

    Je crois au final avoir préféré Haute fidélité à Juliet, naked, qui perd un peu de son rythme sur la fin. Néanmoins, c’est un bon Hornby, idéal pour découvrir son univers ! Que vous connaissiez ou non cet auteur, jetez-vous dessus !

     

     

    Ce livre a été lu dans le cadre du challenge anglais, chroniqué un trop tard. En revanche, il compte bien pour le challenge Des notes et des mots !

     

     

     

     


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  • "Les identités remarquables" de Sébastien Lapaque. Le livre s’ouvre sur l’annonce de la mort prochaine du héros (auquel le roman s’adresse en le tutoyant). « Tu vas mourir, aujourd’hui, et tu ne le sais pas encore. »

    Cette mise en abîme peut sembler déconcertante (l’auteur s’adresse-t-il à nous, lecteur ? Ou à son héros, comme cela semble être le cas ?). Toute l’originalité du roman tient dans cet étonnant tête à tête dans lequel on se trouve tout à la fois impliqué et extérieur. Voyeur et lecteur. Simple témoin. Au fil des pages, le rythme s’impose. Et franchement, il n’est pas désagréable. On s’y sent bien. À l’aise. Le héros, condamné à mort donc, vit simplement. Il a un ami,

    Laroque, qui lui tient tout à la fois lieu de confident et de mentor. Il est professeur d’anglais, dans un petit lycée du sud de la France. Et entretient une relation plus charnelle que réellement sentimentale avec une certaine Caroline, marchande de jouets de son état et future parisienne dans les faits. Mais voilà, comme beaucoup de héros de roman, il cache un secret. Un secret à l’origine d’un drame familial. Et on le traque, dans l’ombre. On le file. On l’espionne. On va jusqu’à fouiller son appartement en son absence. Un frère et une sœur. Mais pourquoi diable font-ils ça ? Oui, pourquoi ? Qu’a donc fait cet homme à l’apparence si tranquille ? Si banale. Si banalement tranquille.

    Sébastien Lapaque manie ce suspense – tranquille lui aussi – avec un doigté que beaucoup pourraient lui envier. Son art consommé de la phrase, ni trop longue, ni trop courte, ses envolées, parfois lyriques mais jamais ridicules (certaines sont pourtant à la limite), est un vrai plaisir de lecture.De lecteur.

    Un livre bien écrit donc. Ce qui n’est déjà pas si mal.Bien évidemment, il arrive à son héros d’aller à la messe et de s’interroger sur cette haine que l’on peut avoir à l’encontre de la langue allemande, qu’il juge pourtant si « belle », surtout chez Bach… mais ce sont sans doute là mes à-priori qui me poussent à le noter (et je soupçonne fort l’auteur de l’avoir fait exprès, par goût de la provocation). Tout comme pour les oncles du personnage principal, dont il fait de joyeux légionnaires (jamais avars de chansons à la fin de repas forcément arrosés). Ni de son père, un farouche antimilitariste, exécré par sa belle-famille au point de devoir être enterré « à part », dans un autre cimetière…

    Un père, que son aveuglement idéologique, pousse à interdire à son fils les joies simples des maquettes d’avions de guerre ou de la diffusion des épisodes des « Têtes brûlées », le dimanche après-midi, à la télévision (heureusement pour lui, son meilleur ami est fils de militaire… l’honneur est sauf). Soit.Rien de bien méchant là-dedans. En tous cas de quoi renvoyer le livre à Fluctuat. Surtout que…Quel est donc ce fameux secret pour lequel il va mourir ? Et que cache « Mademoiselle mystérieuse » ? Quelle somme de frustrations accumulées ? De passions inassouvies ?Quelle douleur ?

    Je n’en dirai pas plus, afin de ne pas gâcher votre plaisir. Car, vous l’aurez compris, malgré des à-priori négatifs – essentiellement liés à la personnalité de l’auteur – je vous recommande la lecture de ce livre. Agréable. Bien écrit, au ton légèrement suranné (les dialogues en deviennent parfois surréalistes) et à la fin pour le moins… surprenante (décevante ?). Quant à ceux qui pensent y découvrir un bon vieux polar des familles, qu’ils déchantent immédiatement ou se fassent une raison.


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