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Christophe Grossi, dans racontars (vases communicants de juin)
Par cjeanney dans -CE QU'ILS DISENT- le 3 Juin 2011 à 08:00«(...) pourquoi ne pas imaginer, le 1er vendredi de chaque mois, une sorte d’échange généralisé, chacun écrivant chez un autre-? Suis sûr qu’on y découvrirait des nouveaux sites (...)». François Bon et Scriptopolis ont lancé l’idée des Vases Communicants.
Ce jour, fierté et si grand plaisir pour moi, cet échange de projets comme on joue au ping-pong : Christophe Grossi quitte ses déboîtements pour (ré)ouvrir mon journal du rat (incroyable, ce que cette bestiole (infidèle) lui a murmuré à l'oreille) pendant que je traverse sa route nationale.
L'occasion pour vous de relire ses fragments de routes traversées, ainsi que ses corps pluriels et ses aventures de Kwakizbak, bref, de vous balader en déboîtements sous l'oeil éternellement décalé de M. Hulot...
racontars
jour _ ceux dans mon genre font peu de beaux voyages où il serait éventuellement question d'une Toison à conquérir et quand ils disparaissent un jour ou deux ou quinze on ne se pose pas les questions d'usage mais celles de la raison, on se dit qu'on finira bien par les retrouver, pas besoin de les chercher, le hasard fera le reste, et d'ailleurs cela n'étonne jamais personne quand nous terminons notre séjour collés/écrabouillés/séchés sur le crépis d'un mur ou gonflés par l'eau du puits, la preuve qu'ils l'ont bien cherchée la fatale à force d'avoir fureté, diront-ils en parlant de ceux-là, nous autres ; voilà ce que j'ai entendu de mon petit village, de ma pauvre maison qui m'est une province, et beaucoup davantage, là où, pendant que d'autres vaquaient dans la douceur haut-saônoise, j'ai tenté sans relâches de retenir cette bestiole qui s'entortillait sans fin alors que m'attendait plus haut la saison des amoursnuit _ ai passé tant d'heures à califourchon sur ces bouts de corps tordus, ces emmêlés, ces clones enlacés, enchaînés, durs et froids, que j'ai fini par sombrer et dans mon rêve ce n'étaient plus eux qui s'entrelaçaient mais mes semblables, mes frères, mes soeurs surtout, bleues et jaunes, rouges et blanches, et de loopings en poiriers, d'acrobaties en contorsions, nous étions tous plus vivants que jamais, cela valait bien une absence dans le jour, mais soudain exit, le monstre a bougé, les maîtresses colorées ont disparu, il n'est plus resté qu'une ombre devant le voile, un nez pointu et quelques moustaches qui ne me plaisaient guère : faudrait pas me prendre pour Narcisse moiChristophe Grossiqui prend ma place comme je prends la sienne~~> les autres vases communicants de Juin listés par Brigitte Célérier qu'il faut remercier
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Commentaires
Ben ça alors, comment vous avez fait ? Il a pris le train le rat ?
3ettnaVendredi 3 Juin 2011 à 11:30décidément , j'aime !
Belle idée d'échange en reprise :)
Merci à tou(te)s !
Et si on lançait une pétition ?
Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient ! Rat revient !
oui oui manifestons ! Ah ça y rat, ça y rat ça y rat !
On peut liker ici ?
8brigitte CelerierVendredi 3 Juin 2011 à 20:25
oui je scanderais volontiers "rat revient" seulement ne veut pas perdre Gloria et Lucien - alors sais pas si la dame elle pourra
9brigitte CelerierVendredi 3 Juin 2011 à 20:25
vous lisez un s à la fin de revient, merci
c'est à cause de moi Brigitte tout ça ; le -s c'est moi qui l'ai remplacé par un -t mais maintenant je sais pourquoi : c'était pour mieux préparer votre "pour-rat" bien sûr ! Ceci dit c'est une faute énorme et bien entendu on ne peut pas corriger, ô rat le bol ;-) !
Petit rat a trouvé une nouvelle source d'inspiration. Je ne croyais plus à un retour possible. Aurait-il été pointé par ce constat de l'auteur de ces lignes : pendant que d'autres vaquaient dans la douceur haut-saônoise ?
une cuisine de mots tricotés à la sauce Grossi qui nourrit l'esprit ! je savoure...
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oh je déguste, savoure