• Chronique du livre : L'immortel in l'Aleph, Jorge Luis Borges.

     

    Chronqiue du livre : L'immortel in l'Aleph, Jorge Luis Borges.Bien que Borges soit le plus célébré des écrivains argentins, je lui préfère amplement Sábato ou Cortázar. Néanmoins, si je devais élaborer un recueil de mes nouvelles préférées, L'immortel serait de celles-là. Dans cette nouvelle d'une petite vingtaine de page publiée dans l'Aleph, Borges appréhende une problématique chère aux hommes : l'immortalité, et réussit le coup de force de faire la synthèse de tout ce qui pouvait être dit à ce sujet.

    Au IIIè siècle, à Thèbes, en Egypte, un cavalier venu d'Orient meurt dans les bras du narrateur, Marcus Flaminius Rufus, un tribun romain. Avant de rendre son dernier soupir, il avoue avoir fait toute cette route afin de découvrir le fleuve légendaire situé à l'Extrême Occident du monde dont l'eau rend immortel celui qui la boit.


    Le tribun, avec l'accord de ses supérieurs qui lui confient quelques centaines d'hommes, part à son tour en quête de ce mystérieux fleuve. La troupe erre dans la chaleur du désert. Les semaines passent, implacables ; les hommes meurent, se rebellent ou désertent, si bien que le tribun se retrouve seul, épuisé. La nuit, il délire et rêve de labyrinthes au centre desquels se trouvent de salvatrices amphores. A bout de force, déshydraté, le tribun aperçoit enfin la Cité des Immortels en haut d'un pic rocheux inaccessible et boit l'eau fétide d'un ru sous le regard d'hommes hébétés à l'allure incertaine qu'il prend pour des Troglodytes. Sans encore le savoir, il vient de devenir immortel ; le fleuve tant recherché n'étant que ce mince filet d'eau boueuse.

    En cherchant sous les yeux indifférents des Troglodytes un accès à la mystérieuse cité, Marcus Flaminius Rufus finit par se retrouver dans un labyrinthe qui, après des jours et de nuit, l'y mène. Il s'attendait à découvrir des merveilles, mais tout est horreur :

    « A l'impression d'antiquité inouïe, d'autres s'ajoutèrent, celle de l'indéfinissable, celle de l'atroce, celle du complet non-sens. (...). D'autres, fixés dans le vide à une paroi monumentale, sans aboutir nulle part, s'achevaient, après deux ou trois paliers, dans la ténèbre supérieure des coupoles. »

     

     

     


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