• décalage

     

     

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    Décalage : visible surtout le soir, quand le grillon appelle, et je comprends l’été mais ce n’est pas ce qu’il demande - quand chaotique imprévisible le vol d’un papillon de nuit trompé par la lumière l’ignore – quand la parole inverse hoquète, claudique, douleurs d’envois, douleurs reçues, méprises - quand le sommeil est long retirement du monde, lassitude sans fatigue, un non que l’on n’articule pas - bouche paralyse – j’ouvre les volets le matin je respire, voudrais dissoudre le décalage - et lui prétend partir mais feinte - se love sous mon épaule droite, le creux près de l’aisselle et m'y chuchote qu’il est indéfectible - presser avec le bout du doigt cet endroit-là pour en limiter les contours - souhaiter qu’il reste, coincé muet ici, et qu’il se taise en continu silence jusqu’au soir - marcher dessus - marcher avec - marcher crisser par lui et à travers, mon constant décalage endossé comme un muscle - ce que dit le grillon en cri aide-mémoire

     

     

     

    « porte-bonheur à côté des bolspiscine déserte »

  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Juillet 2012 à 04:54
    Pierre R Chantelois

    Toute douleur est là pour nous rappeler que nous sommes de pôvres humains et elle se montre autant capricieuse le jour comme la nuit. Décalage de la douleur ou décaler la vie... c'est selon.

    2
    brigetoun
    Jeudi 26 Juillet 2012 à 07:09
    brigetoun

    savoure tout - mais : quand le sommeil est long retirement du monde, lassitude sans fatigue, un non que l’on n’articule pas, le lire en tentant de s'échapper de lui, et être prise par tentation de le renouer

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