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o jardin
Par cjeanney dans chaînes & cellulose le 11 Juillet 2012 à 00:01***
O jardin : champ de trèfles, marées, pastel, violet foncé et blanc cassé dit coquille d’œuf - hirsutes tiges longues, soleils d’équilibristes au bout – tragédies grecques, drames de bourdons, plusieurs, bourdons des pierres à derrière gris, bourdons des prés à cul orange - alerte aux fourmis l'invasion, s’en vont jusqu’au pommier en rang détale dentelle – criquets, carabes et autres, mais seront dispersés, tranchés, époustouflés à la prochaine tonte – sur une marche je vois : la toile d’araignée discrète, elle y est, d’ondes invisibles secouée, inconfortable et seule, suspendue latérale, la peau de tambour transparent frappée d’air sa toile - ses pattes en main serrée – le lendemain matin, fil triangle, le jour suivant, fils en réseaux, et le suivant fils rose des vents bancale – il pleut, elle reste - je ne fais pas autre chose
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Commentaires
Web mistress !
fais juste une pause dans ton jardin et repars sur la pointe des pieds pour pas déranger toute cette belle vie...
Oui chère amie. Un jardin c'est la concentration de toutes les vies sous toutes leurs formes dans un espace miniaturisé. On y vit. On y meurt. On renaît. On meurt à nouveau. Et les jardins se transforment en royaumes des éphémères.
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juste que cela grouille, vit, se nourrit, plus que nous ne saurions le croire, et que nous sommes géants cruels et aveugles