• o jardin

     

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    O jardin : champ de trèfles, marées, pastel, violet foncé et blanc cassé dit coquille d’œuf - hirsutes tiges longues, soleils d’équilibristes au bout – tragédies grecques, drames de bourdons, plusieurs, bourdons des pierres à derrière gris, bourdons des prés à cul orange - alerte aux fourmis l'invasion, s’en vont jusqu’au pommier en rang détale dentelle – criquets, carabes et autres, mais seront dispersés, tranchés, époustouflés à la prochaine tonte – sur une marche je vois : la toile d’araignée discrète, elle y est, d’ondes invisibles secouée, inconfortable et seule, suspendue latérale, la peau de tambour transparent frappée d’air sa toile - ses pattes en main serrée – le lendemain matin, fil triangle, le jour suivant, fils en réseaux, et le suivant fils rose des vents bancale – il pleut, elle reste - je ne fais pas autre chose

     

     

     

    « idée reçuefatigue »

  • Commentaires

    1
    brigetoun
    Mercredi 11 Juillet 2012 à 05:15
    brigetoun

    juste que cela grouille, vit, se nourrit, plus que nous ne saurions le croire, et que nous sommes géants cruels et aveugles

    2
    Mercredi 11 Juillet 2012 à 08:27

    Web mistress !

    3
    Mercredi 11 Juillet 2012 à 09:59

    fais juste une pause dans ton jardin et repars sur la pointe des pieds pour pas déranger toute cette belle vie...

    4
    Jeudi 12 Juillet 2012 à 08:48
    Pierre R Chantelois

    Oui chère amie. Un jardin c'est la concentration de toutes les vies sous toutes leurs formes dans un espace miniaturisé. On y vit. On y meurt. On renaît. On meurt à nouveau. Et les jardins se transforment en royaumes des éphémères.

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