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par la porte-fenêtre grande ouverte
par cjeanney, le 15 Décembre 2009 à 15:33-
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elle voit un sumac de Virginie qui dresse ses cônes rigides et écarlates, ils s’effritent, de la poussière d’eux sur le sol, poussière rouge et sombre, et des miettes jaunâtres plus épaisses, comme les restes d’une chose qui a beaucoup vécu, c’est ce qu’elle se dit.
Elle a coincé les deux battants de la porte-fenêtre, d’un côté par une plante en pot et de l’autre avec une chaise. De toute façon qui viendrait s’asseoir-là se retrouverait entre rien et rien, ni dehors ni dedans, précaire, au bord d’une parenthèse ou d’un trou noir. Elle a beau se tenir éloignée par prudence, elle se sent aussi porteuse de ce vide, dans cette spirale roide, ni dedans ni dehors. Ses allers-retours d’un point à l’autre, les déplacements d’air qu’elle créé, ses passages répétés indiquent le contraire. Elle trompe un ennemi invisible, dépense beaucoup d’énergie à le cerner, s’interdit de se dire qu’il est en elle et que, peut-être, il est déjà trop tard pour feindre, pendant que les fruits rouges perdent leurs écailles.
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Tags : autre, poussiere, beaucoup, porte-fenetre, rien
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