•  

     

     

    photo @elizabeth legros-chapuis

     

     

     

    todo liste, 355

     

    - on s'est connus, on s'est reconnus, on s'est perdus de vue, on s'est r'perdus d'vue... chacun pour soi est reparti, monté sur balustrade, sauté d'un pied ici, joli, et sur les pommeaux arrondis, et sur les pommeaux arrondis (sur l'air du Tourbillon)

    - OH, une porte spatiotemporelle, vigilance ! on introduit le doigt, la main, et voilà qu'on est avalé, se retrouve de l'autre côté, au temps du chevalier d'Eon, de la prise de Constantinople, du bal musette avec Léon, ou du Mésozoïque aigu (impressionnant, surtout la flore, et les monocotylédones, comment rentrer chez soi ensuite...)

    - il y en a sûrement d'autres : votre mission ? les rassembler, les retrouver ces tourbillons éparpillés, les rassembler, les décrypter, suivre des pistes et les traquer, les poursuivre aux dos des échelles, sous les balcons, au ventres des panneaux routiers et en bordure de bouches d'égout (et des couleurs)

    - et s'il n'y en avait qu'un, un seul ? mystère, comment va-t-il se reproduire ?





    6 commentaires
  •  

     

     

    photo @cécile portier

     

     

     

    todo liste, 354

     

    - la vitesse ne fait rien à l'affaire

    - la magie c'est comme ça, lent et rapide, et bulle ou caramel, et cygne très majestueux, coquecigrues, vallons (et des rivières au fond), chaloupé et bistré (forcément), avec de l'ouest un peu partout, des granges, des nymphéas lanternes et des mantille a capella, bien sûr un seul bandonéon (important pour l'ambiance), pas de ciseaux ou de très vieux, des insolences impitoyables et même pire, et des grelots et des grelots, on n'y peut rien, la magie ça transpire

    - la magie c'est une porte, quelqu'un y a gravé son nom et la porte se mange, se fait manger par les saisons

    - la magie ça s'écrit sur un rideau de fer, et quand tu t'en approches ça te transperce mais indolore et c'est cadeau, ou le contraire

     

     

     


    3 commentaires
  •  

     

     

    photo @pierre chantelois

     

     

     

    todo liste, 353


    - la nuit s'est inversée

    - elle en avait assez, un peu, elle s'est couchée, s'est retournée comme un chat libre, en étirant ses pattes ses bras elle a tendu le tissu noir qu'elle déroule d'ordinaire, l'a déplié dans l'autre sens : sur la doublure, c'est blanc

    - le ciel est aspiré, et dans un grand poumon de verre maintenant l'air se tient

    - les hommes n'en usent pas beaucoup - l'air ça s'économise et des alarmes crient dès qu'on s'approche -, ils respirent au jugé, inversé, ils tentent d'en rendre plus qu'ils n'ont ôté / la nuit se ramasse sur elle-même sans cesser de pâlir. Quand tout sera uniformément blanc, elle se demande qui la reconnaîtra le mieux, les fous ou les enfants





    6 commentaires
  •  

     

     

    photo @pierre ménard

     

     

     

    todo liste, 352

     

    - un peu d'Antiquité et d'Atlantide (les hauts-fonds sont évaporés, depuis des siècles et des siècles)

    - le vent n'a pas capitulé, il ne reste pas pour détruire mais empêcher que les colonnes faiblissent (s'y enroule de bienveillance, lèche les pans, repousse les bords, qu'aucun gravier n'entraîne le reste dans sa chute)

    - se demander, si une voix se mettait à chanter, ce qu'elle dirait, qu'elle chanterait, lamento ou vive ballade, et est-ce qu'elle aurait le cœur lourd ou la force aux tympans soleil, herbes & ciel, et est-ce qu'elle sortirait de l'ombre, et si du noir de l'ouverture quelqu'un allait surgir, et qui, sous quel drap, robe, toge, quelle chevelure

    - ou si la nuit se cachait là, informe (c'est pourquoi tout est noir, si noir à l'intérieur, noir profond, ici la maison de la nuit, secrète, ici qu'elle se retire avant de s'échapper le soir en écharpe tentaculaire, y rentre à l'aube en brume, son œil unique visible à la fenêtre, vigie)






    4 commentaires
  • -

     

     



    pas de todo liste aujourd'hui pour cause de Nuit Remue.net hier même si nous sommes déjà demain


    (me semble que la temporalité de cette annonce est mal maîtrisée)

     (à première vue)




     
     




    3 commentaires
  •  

     

     

    photo @jean-yves fick

     

     

     

    todo liste, 351

     

    - ce qui resta, cassé ou pas, ce que firent les pas d'un joueur de flûte - pattes de rats

    - ce qui brille, moiré ou pas, allongé, alangui, étendu, dilué de luminosité - bu des yeux

    - ce qui s'est retiré (à la vitesse de quoi, cheval au galop, trot poussif ?), quelle mer, quelles vagues, quels animaux déchus lamproie marsouin et béluga ou le narval - qui compte les jours avant sa métamorphose en licorne

    - le bruit, qui se décline ou pas, s'égrène, vibre, déclic repetita, talons s'éloignent ou pas c'est comme regarder à tempe posée ce qu'un pisteur pourrait sentir de ce qui s'est passé au sol, y compris les nuages, grandes traversées de buffles, fleuves étalés, collines moelleuses, bitume ambré, échos partout visibles, même si petits ils font semblant d'être brindilles






    4 commentaires
  •  

     

     

    photo @joachim séné

     

     

     

    todo liste, 350

     

    - ça faisait très compartiments, ces lignes, et puis surtout ça ne marchait pas

    - qu'est-ce que tu veux tailler en tranches du ciel de l'eau et de l'espace ? (autant se faire "peintre en grelots") (une carrière plus qu'incertaine)

    - ça n'avait réellement de sens que si le tout formait un tout, et le reflet dans le reflet se reflétant dans les poumons, dans le mât de la tour bateau, siège et donjon, coulée de lave, gongs et ferraille (et ce qui se passa ensuite et ce qui se passa avant, les détails ici s'accumulent, bousculent les cases préparées)

    - c'est une mosaïque détachée, dont toi seul colle les morceaux, avec tes bras et qui tu es, ce que tu penses le matin, nuits de décembre, que tu questionnes du regard, idées tronquées qu'il faut combattre, c'est l'allant de l'allant qui va, la vie qu'on ramasse en quadrille, sans s'allonger ni déguerpir, non surtout pas






    4 commentaires
  •  

     

     

    photo @philippe aigrain

     

     

     

    todo liste, 349

     

    - une certaine quantité d'air nous séparait maintenant

    - cet étonnement un peu las d'être là /d'être lasse, la la des notes de musiques chantées ou entendues, reprises, des lalala tu m'intéresses ou blablabla exaspérés, mais l'étonnement oui, qui se diffusait doucement, sensation de parfum, là disponible, le temps enfin de l'observer, ou de s'en faire complice, et pas besoin de se forcer pour joindre ainsi

    - peut-être une ironique douceur, douce ironie, l'air repris la là las, l'air qu'on écarte comme des rideaux

    - et la curiosité, je voudrais savoir son prénom, une délicatesse en tine en ise, une impression, la forme de ses doigts quel geste, la mèche de cheveux remise, la soie réajustée, mouvement d'épaule, le vulnérable, l'accroc futur au front, la force temporaire qui allume une lampe ici et maintenant, peut-être un mot énigmatique, prononcée seule, et qui veut dire vif






    5 commentaires
  •  

     

     

    photo @christine zottele

     

     

     

    todo liste, 348

     

    - les signes tu vois, c'est comme ça, ce sont des pierres qui roulent qui roulent, on court derrière on court, on ne les ramasse pas

    - la morale de l'histoire c'est que nous sommes deux

    - sommes siamois tentaculaire, sommes homme & femme, sommes familier & étrange, sommes animal & prince, sommes facile  & ardu, sommes pensif & instinct, sommes incernable(s)

    - tu poses sur le tableau "SE CASSE" mais rien ne casse, ça reconstruit, c'est ça les signes, ça prend des fragments, ça les colle et même les fractures, lorsqu'elles deviennent écrites sembleraient réparées, c'est du ciment les signes, du ciment doux et chaud qu'on applique à la main, d'un geste caressant, recouvre enduit et amasse en brassées, si disparaissent s'effacent (la craie, jamais ne dure) tant pis, parce que TANT VA quand même



     


    2 commentaires
  •  

     

     

    photo @candice nguyen

     

     

     

    todo liste, 347

     

    - c'est loin, si loin, couler dans la distance

    - couler se couler à l'intérieur de la distance, l'utiliser comme véhicule, ce serait une pirogue brune, longue, si je m'y coule suffisamment profondément ou légèrement, avec l'immersion juste, je saurais la distance exacte

    - et une fois la distance tenue, portée avec son poids d'espace, rien ne sépare, ou tout

    - le ciel c'est flanc volcan sommeil, le dos c'est labeur continu, les visages c'est tiges, s'accompagnent d'un geste de la tête au vent, sourires et rides, l'apparence uniforme du jaune plantes monte jusqu'aux genoux, en bruns en verts se dépareille, clarté blanche, plane s'abat (une nuit à l'envers), on peut trancher et décider, se reposer dans la distance ou la longer, et prendre à travers elle, prétendre, imaginer les yeux levés sa propre marche, la sentir, tout sentir, mais manquent les voix, on ne sait pas ces voix, quelle tessiture, j'aurais tellement voulu entendre



     


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique