• Un livre pour les artisans spécialisés dans l'ancien : rédigé par la fédération française du batiment (FFB) et Climat Bois artisans en rénovation de maison Perpignan (66).

     

    Rajeunir efficacement une maison ancienne

    Une maison ancienne n’est pas forcément démodée ni prévue à démolir. On peut très bien lui redonner de la valeur de plusieurs façons. Que ce soit pour le vendre, le louer ou y habiter, on peut très bien l’adapter à notre époque et à notre style. Outre la remettre aux normes (changer les installations : isolation, électricité), voici quelques astuces pour rajeunir une maison ancienne.

    Donner de l’espace

    Quand les pièces sont trop petites ou peu nombreuses, on peut réaménager une vieille habitation en lui donnant de l’espace.

    Décloisonner l’intérieur

    Pour aérer la maison ou faire entrer la lumière naturelle, décloisonner est la meilleure façon. Le décloisonnement implique parfois une double orientation d’une chambre, voire plus. Par exemple, on peut créer une grande pièce de vie en mettant la cuisine, la salle à manger et le salon ensemble. C’est un mode à l’américaine qui est très tendance aujourd’hui.

    Aménager les combles

    Si vous pouvez tenir debout dans votre comble (espace entre le plafond du dernier étage et le toit), vous pouvez en servir pour créer une autre pièce. C’est très pratique quand on veut donner une nouvelle vie à sa maison. Les travaux consistent à mettre un accès dans le comble (escalier), l’éclairer par une fenêtre, soigner l’isolation thermique et installer l’électricité et le chauffage.

    Faire des extensions

    Faire des extensions sur sa maison ne signifie pas forcément ajouter une pièce. En fait, quand une maison ancienne semble très étroite au niveau de la surface, on peut très bien l’agrandir. En longueur ou en largeur, cela demande une espace extérieure disponible. La terrasse et les jardins seront donc mis en cause. Côté hauteur, quand la fondation est assez dure, on peut monter un étage de plus.

     

     Rénovation Durable - Des Logements Rénovés Et Basse Consommation Par Des Constructeurs De Maisons Individuelles Et Des Promoteurs Immobiliers - UCI-FFB, Editeur : Pc Editions, 2011


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    Porté par le succès des ‘Sirènes de Bagdad’, Yasmina Khadra revient avec ‘Ce que le jour doit à la nuit’.

    Ce roman-fleuve vibrant et lumineux, sur fond de guerre d’indépendance dans l'atmosphère mystique et sévère de l’Algérie, s’impose comme la saga de la rentrée. On ne peut nier la virtuosité de la prose. Elle dit les heures, les jours, les années avec aisance et décrit avec la même éloquence des paysages d’une beauté époustouflante ou d’une sordide décrépitude. Comme un grand-père conterait ses souvenirs à ses petits-enfants, avec force anecdotes tristes ou heureuses, Younes fait le bilan sa vie.

    Les destins se font et se défont au gré du vent. Pourtant cette évidence de la narration, cette facilité à traduire les émotions est ternie par le ton mélodramatique. Toujours plus incroyables, les rebondissements tournent au sensationnalisme. Au prisme du cas particulier d’un homme à l’existence hors du commun, l’auteur pointe les injustices d’une société en mutation. Mais dans son souci d’entendre les différentes voix au nom de la tolérance, il frôle parfois la complaisance. Un récit captivant mais empreint de bon sentiment. La perpétuelle indulgence et la foi dans la nature humaine que déploie Yasmina Khadra finissent par ennuyer.

     

     

     

     

    Ce que le jour doit à la nuit d'Yasmina Khadra

     

    Editeur : Julliard
    Publication :25/8/2008

     

     

     

     


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    Novellisation du scénario d’un film d’André Cayatte et Charles Spaak, ‘Nous sommes tous des assassins’ possède néanmoins la force des grandes oeuvres littéraires. Sous ses airs de roman noir sec et argotique, cet ouvrage ose, dès 1952, s’attaquer frontalement à un problème qui ne trouvera sa solution qu’en 1981 : la peine de mort.

    Partant de la détention d’un tueur illettré et pataud, Jean Meckert dresse une charge amère contre la “machine à raccourcir, surtout machine à simplifier”. Mieux, il dépasse le stade de la simple diatribe antiguillotine pour attaquer de front des institutions hypocrites, une justice lâche et des hommes en noir bien-pensants, qui préfèrent tuer pour l’exemple, puisque “ça ne coûte rien”, alors que “constuire des logements, ça revient trop cher”.

    La froide analyse de l’héroïsme et de la Résistance, guidée par des petits-bourgeois couards et tièdes, met en perspective l’acte de tuer. Tuer un pseudo-collabo en 1944 ou tuer un homme quelques mois plus tard, c’est devenir un héros ou un condamné à mort. Deux interprétations d’un même acte, qui scellent l’absurdité de la peine de mort. L’écriture très orale, d’une limpidité dévastatrice, accouche de sentences inoubliables (“Ca doit faire long d’une épaule à l’autre quand il n’y a plus de tête”), dont la simplicité glace le sang. Une oeuvre intense et obstinée.

     

     

    Nous sommes tous des assassins de Jean Meckert

    Editeur : Joëlle Losfeld
    Publication :6/11/2008

     


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  • Une nouvelle année pour la Décade de l’imaginaire, aux éditions l’Atalante. Et cette année, les femmes sont à l’honneur. Le principe ? Du 10 au 18 juin 2014, une nouvelle gratuite par jour sera mise à disposition. Sur la période, un ouvrage par auteure sera également disponible à prix « découverte ». Une excellente manière de découvrir ces plumes d’exception, en fantasy, en fantastique, en science-fiction, adulte ou jeunesse.


    Du Space Opera avec Laurence Suhner, en passant par la fantasy de Sylvie Denis ou le Planet Opera jeunesse de Danielle Martinigol, voici l’occasion rêvée de remplir sa liseuse pour les lectures de vacances au soleil.


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  • Un été où il mena son armée en Gautland, il mouilla son navire dans une crique à l’écart, non loin de la demeure du jarl. Quand Ragnarr y eut passé une nuit, il se réveilla tôt le lendemain matin, se leva et enfila les vêtements dont on vient de parler. Il prit un grand épieu, quitta seul le navire et marcha jusqu’à une plage où il se roula dans le sable. Avant de se mettre en route, il ôta le clou qui fixait le fer au manche. Après quoi il s’éloigna des bateaux et partit en direction des portes de la forteresse du jarl qu’il atteignit à l’aube, alors que tout le monde dormait encore. Puis il se dirigea vers le pavillon. Dès qu’il franchit la palissade derrière laquelle était le serpent, il enfonça son épieu dans la bête et l’en retira aussitôt. Il frappa à nouveau, et ce coup-là atteignit le dos. Le serpent se tordit brusquement, si bien que le fer se détacha du manche, et son agonie fut si effroyable que tout le pavillon en trembla. Alors Ragnarr se retourna pour partir et il reçut un jet de sang entre les deux épaules, mais il n’en eut aucun mal car les vêtements qu’il avait fait faire le protégeaient… 

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    * Sigurðr l’Anneau (hringr) est un roi semi-légendaire. Saxo Grammaticus, dans ses Gesta Danorum, le nomme en latin Sywardus Ring et en fait le petit-fils de Gotricus (ou Godfridus), autrement dit Guðfriðr.

    ** On raconte que Haraldr Dent de Guerre (hilditönn) – Saxo l’appelle Haraldus Hyldetan – s’était rendu maître du Danemark et d’une grande partie de la Suède, mais que, devenu très vieux (plus de cent ans, dit-on), il confia à Sigurðr – que Saxo nomme Ringo – le Svealand et le Gautland (ou Götaland). Toutefois c’était bien avant l’époque de Sigurðr l’Anneau, donné pour le père de Ragnarr.

    *** Sigurðr (Ringo), à la tête de troupes suédoises (Svear et Gautar) et norvégiennes, affronta Haraldr Dent de Guerre, à la tête des Danois, lors de la célèbre bataille des Brávellir. Sigurðr l’emporta. En réalité cette bataille, célébrée dans toutes les légendes scandinaves, pourrait avoir eu lieu dès le milieu du VIe siècle, aux environs de l’actuelle ville de Norrköping, en Suède. La Ragnars saga, confondant les deux Sigurðr, la situe implicitement à la fin du VIIIe siècle


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